L’Indonésie, à chaque île son univers

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Nous découvrons pendant un mois une (petite) partie de l’immense Indonésie. La culture et les paysages diffèrent d’une île à l’autre, c’est cette diversité fait de l’Indonésie un pays fascinant.
Du 28 novembre au 23 décembre 2017
26 jours
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Publié le 24 mars 2019

Nous voilà au départ d’une nouvelle grande étape du voyage. Le changement d’échelle est total entre la petite Singapour et l’immense Indonésie avec ses très nombreuses îles. Nous avons prévu de rester environ un mois sur place, ce qui est plutôt court pour visiter un pays aussi vaste. Nous atterrissons en milieu d’après midi à l’aéroport de Jakarta, à l’ouest de la grande île volcanique de Java. Nous avons prévu de ne rester qu’une nuit sur place car de ce que nous avons lu, Jakarta ne présente pas un grand intérêt touristique. En tout cas la circulation est plus que saturée dans cette ville tentaculaire, les déplacements ne sont pas évidents.

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Courte escale à Bandung


Le lendemain nous partons en train dans la petite ville de Bandung, au cœur du Java Occidental. Apparemment il y a des superbes rizières à voir dans les environs. Le trajet nous donne un aperçu des très beaux paysages verts de cette partie de l’île. Malheureusement durant les trois jours sur place la pluie n’a pas cessé de tomber, notre programme de visite en scooter des jolies rizières sera pour une autre vie! Nous restons donc cloîtrés dans notre hôtel. Ce petit repos forcé me fait du bien car j’ai pris froid à Singapour.

Nous découvrons l’ampleur de la foi musulmane sur Java avec les innombrables mosquées dans les villes. La nuit c’est impossible de dormir sans boules quies car les chants des mosquées s’élèvent depuis les quatre coins de la ville.

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Après ces quelques jours à Bandung nous partons pour un long trajet de 10 heures en train jusqu’à la ville de Yogyakarta. Nous traversons près de 400 kilomètres vers l’Est.

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Les environs de la gare de Yogyakarta sont complètement embouteillés alors nous mettons un bon moment avant de sortir de cette zone pour rejoindre notre petit hôtel dans la partie sud de la ville. Nous avons prévu de rester deux nuits sur place.

Yogyakarta appartient au « Territoire Spécial de Yogyakarta », une des six provinces de l’île de Java. L’île est divisée d’Est en Ouest par les provinces de Banten, Jakarta, Java Occidental, Java Central, le Territoire Spécial de Yogyakarta et la province de Java Oriental. Cet État princier (sultanat) subsiste grâce à la Charte du Maintien, datant de 1945 (année de l’Indépendance d’Indonésie), établie entre le président Soekarno et le Sultan Hamengku Buwono X.

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La magie de Borobudur


Nous prenons un bon petit déjeuner local avant de partir pour notre visite de la journée, le temple de Borobudur. Nous avons réservé un tour proposé par notre hôtel. La navette vient nous chercher vers 7h du matin et nous partons à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de la ville. Nous pouvions aussi faire la visite plus tôt le matin pour voir le lever de soleil depuis le temple mais c’était bien plus cher... À notre arrivée sur place le soleil est encore bas, il ne fait pas encore trop chaud. Nous entrons dans l’enceinte du site qui renferme un joli parc avec au centre l’imposant temple en pierre volcanique grise dédié au culte bouddhiste.

Nous montons successivement les terrasses jusqu’au sommet d’où se dévoile une vue imprenable sur le paysage encore brumeux. On a vraiment l’impression d’être transportés dans un univers magique. On comprend que ce monument ait autant de succès, c’est magnifique. Nous déambulons entre les nombreuses stupas et les bas reliefs qui ornent les murs. Nous croisons plusieurs moines dans leurs drapés oranges venus faire quelques prières, ce qui exhausse l’ambiance spirituelle et sacrée du lieu. Nous restons un bon moment là, à admirer la vue à 360° sur le paysage et les montagnes qui accrochent les nuages. Un cadre pareil ça donne envie de s’éterniser.


Pendant l’heure qui suit nous arpentons les allées du joli parc et découvrons le temple sous un angle nouveau. Il s’élève tel un rocher noir au milieu des arbres. On est ravis d’être venus ici, c’est un vrai coup de cœur pour ce site.

Le temple bouddhique de Borobudur date des VIIème et IXème siècles, sous le règne de la dynastie Syailendra. Il est composé de trois éléments architecturaux : sa base pyramidale (cinq terrasses carrées), un tronc de cône (trois plateformes circulaires) et un stupa monumental. Sur les plateformes circulaires, 72 petits stupas ajourés abritent des statues de Bouddha. La composition en éléments verticaux du temple correspond à la conception de l’univers dans la cosmologie bouddhiste. Selon celle-ci, l’univers est divisé en trois sphères superposées, kamadhatu (la sphère des désirs, ici symbolisée par la base pyramidale), rupadhatu (la sphère des formes, qui correspond aux cinq terrasses carrées du temple) et arupadhatu (la sphère du détachement des formes, associée aux plateformes circulaires et au grand stupa).

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Après notre petite (mais riche) étape à Yogyakarta, nous partons vers notre destination suivante: la ville de Probolinggo. Notre train roulera plus de 400 kilomètres vers l’Est pour entrer dans la zone de Java Oriental.

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Nous arrivons en gare de Probolinggo, une petite ville de l’état de Java Oriental, en milieu de journée. Nous posons nos sac et réservons illico un tour pour le lendemain matin directement avec notre hôtel. La ville est le point de départ pour aller voir l’incontournable Mont Bromo, un des nombreux volcans de l’île de Java, toujours en activité. Nous choisissons l’option qui nous emmène sur place pour aller voir le lever de soleil.

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Lever de soleil sur le sublime Mont Bromo


Le réveil sonne à 2h30 du matin pour partir une demi heure plus tard avec la navette que nous partageons avec d’autres voyageurs, un danois, un anglais et une hollandaise. Nous partons, tous encore un peu dans les vapes, pour quelques kilomètres jusqu’au site protégé du Mont Bromo.

La voiture nous dépose près d’une barrière après laquelle il faut marcher quelques minutes pour atteindre les points de vue plus hauts. Il y en a qui sont aménagés mais pour être tranquilles nous choisissons un petit endroit entre deux points de vue « officiels ». Nous rencontrons là Roy et Rochelle, un couple adorable de néozélandais avec qui nous allons assister au spectacle du lever de soleil sur le volcan. Enfin ça c’est seulement si l’importante brume se dissipe et révèle enfin un petit bout de paysage...Pour l’instant nous sommes tous un peu pessimistes vu à quel point le ciel est chargé.

Nous faisons connaissance en croisant les doigts pour que le temps évolue car l’heure du lever de soleil approche. Et pile quand on n’y croyait plus (et qu’on pense tous qu’on aurait mieux fait de rester au lit...) la brume s’estompe et les premiers rayons de soleil apparaissent. Petit à petit les nuages glissent dans la vallée et révèlent un paysage vraiment grandiose, très différent de tout ce qu’on a pu voir jusque là.

L’ensemble de volcans de la caldeira Tengger (cratère volcanique géant) pointe le bout de son nez. En premier plan on aperçoit le Mont Batok, qui s’élève à 2440 mètres. Sur sa gauche se situe le fameux Mont Bromo qui crache ses fumeroles et culmine à 2392 mètres. Puis au fond le volcan qui s’élève le plus haut (3676 mètres) c’est le Mont Semeru. L’émotion que nous procure ce spectacle magnifique n’en est que plus grande du fait que nous pensions vraiment ne rien voir du tout. Nous partageons ce beau moment avec Roy et Rochelle qui sont tout aussi ébahis que nous.

Après une bonne heure à admirer cette scène unique, il est l’heure de retourner à la navette pour la suite de la visite. Nous échangeons nos coordonnées avec nos nouveaux amis kiwis et leurs promettons de les contacter à notre passage en Nouvelle Zélande. Nous retrouvons le reste du groupe et le chauffeur nous emmène dans la partie basse du site. On a l’impression d’être dans un genre de désert, un mélange de cendres et de sable tapisse la vallée aux pieds des volcans. Nous marchons tous les cinq vers le Mont Bromo pour une petite ascension. Au niveau des voitures de nombreux indonésiens proposent des balades à cheval autour des volcans.

La grimpette commence et là on a carrément l’impression d’avoir changé de planète. Les reliefs dessinés par les cendres et les coulées de lave donnent au site des airs de paysage lunaire. Nous marchons sur les bords du cratère et découvrons ainsi le cœur du volcan avec les puissantes fumeroles qui s’en dégagent. L’odeur de souffre nous pique le nez et les yeux, mais le panorama que ce parcours offre vaut vraiment la peine.

C’est la première fois que nous voyons un volcan d’aussi près, nous profitons de ce moment exceptionnel pendant un bon moment. Après avoir longé une bonne partie du cratère avec le reste du groupe, nous redescendons du mont fumant et rejoignons notre chauffeur. Nous repartons avec des images magnifiques plein la tête. Retour à Probolinggo pour un bon petit déjeuner et quelques heures de sommeil à rattraper.

Nous avons vraiment eu un gros coup de cœur pour cette étape. Ce mélange de paysage à couper le souffle, d’émotions procurées par la surprise, de rencontre avec Roy et Rochelle qui ont été adorables en fait une expérience marquante de notre voyage.

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Le même jour nous prenons le train pour notre dernière étape sur Java, la petite ville de Banyuwangi, à la pointe Ouest de l’île.

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Publié le 24 mars 2019

La petite ville de Banyuwangi est le point de départ pour découvrir le Mont Ijen ou pour prendre le ferry afin de rejoindre l’île de Bali. Ça tombe bien nous avons prévu de faire les deux. Nous rejoignons notre petite guesthouse avec qui nous réservons une excursion sur le Mont Ijen pour le lendemain matin.

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Lever de soleil au Mont Ijen


Cette fois encore, le réveil est très matinal. Alors qu’il fait encore nuit, nous partons dans un 4x4 avec notre guide et quatre autres voyageurs. Nous faisons tous connaissance pendant l’heure de route qui nous mène jusqu’au départ de la marche. Notre guide nous donne à tous une lampe torche et un masque à gaz. Il y a pas mal d’autres groupes venus voir le lever de soleil sur le Mont Ijen. Nous commençons à marcher sur le sentier à l’aide des lampes car il fait encore nuit.

Au bout d’une bonne heure d’ascension nous arrivons sur les bords du cratère du Mont Ijen. L’intérêt de venir voir cette soufrière de nuit c’est qu’on peut apercevoir les flammes bleues qui émanent de la combustion du soufre liquide. À la sortie des tubes installés par les travailleurs indonésiens, le soufre coule sous forme liquide avant de cristalliser. Dans le noir cette matière bleue coule et brûle à la fois, comme une lave irréelle.

Dans le cratère nous apercevons les lumières de lampes frontales des hommes qui travaillent déjà activement dans la soufrière. L’odeur de soufre commence déjà a contrarier notre sens olfactif. Nous descendons au cœur du cratère, toujours sous les étoiles. Nous croisons sur les petits sentiers les travailleurs qui font des allers-retours en portant sur leurs épaules des lourds paniers remplis de morceaux de soufre. À l’état brut ça s’apparente à des morceaux de roche calcaire jaune.

Plus on s’approche, plus le soufre est redoutable. Les épais nuages de fumée changent brutalement d’orientation avec le vent et même avec les masques, ça brule la gorge, le nez et surtout les yeux. On a l’impressions d’être dans un nuage de moutarde! Avec une odeur d’œuf moisi en plus. Et encore, nous on a des masques, ce qui n’est pas le cas de tous les travailleurs autour de nous...

Petit à petit la lumière du jour éclaire le site et révèle le lac acide et sa belle couleur bleu pâle au cœur du cratère. C’est vraiment particulier comme paysage entre la couleur du lac, le jaune vif des monceaux de soufre, l’épaisse fumée blanche qui remplit le cratère...On se retrouve dans un environnement complètement hostile à l’homme, et pourtant très beau.

Nous quittons l’air toxique de la soufrière et remontons sur les bords du cratère pour admirer le lever de soleil sur la région. Sous nos yeux s’étendent les reliefs recouverts de végétation. Nous admirons les beaux paysages volcaniques de Java pour une dernière fois sur le chemin du retour.

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Après une deuxième nuit sur place, nous partons au nord de la ville pour prendre le ferry et passer en une vingtaine de minutes sur l’île voisine, Bali. Une fois débarqués, nous prenons un bus en direction de Denpasar, au sud de l’île.

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Publié le 24 mars 2019

Après l’arrivée en ferry et la traversée en bus jusqu’à Denpasar, nous allons directement à la petite guesthouse que nous avons réservé pour les jours suivants. Nous décidons de rester quatre nuits sur place le temps de nous reposer un peu après l’enchaînement des étapes sur Java et pour organiser un peu la suite du voyage en Indonésie. Nous sommes près du quartier de Kuta, le plus touristique de la ville, situé sur la côte Ouest de l’île. Ici on change d’ambiance, sa population est majoritairement hindouiste. La pratique diffère de celle qu’on peut voir en Inde car ici elle est principalement influencée par le bouddhisme et l’animisme.

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Désillusion à Kuta


Sur place, nous décidons de profiter du beau soleil pour aller voir la plage de Kuta qui attire de nombreux touristes, surtout beaucoup d’australiens. Nous marchons quelques kilomètres avant d’arriver sur la baie de Kuta et là c’est le choc visuel, la plage est recouverte de déchets c’est horrible. Les objets en plastique et autres détritus recouvrent la plage sur des kilomètres, et ça n’a l’air d’inquiéter que nous. Nous demandons à l’employé d’un hôtel comment ça se fait que la plage soit dans un tel état et il nous explique que chaque année à cette période, les pluies rabattent les déchets de la mer sur les plages de la côte Ouest. Soit disant que tous ces déchets qui viennent de l’île de Java...Bref on est bien loin de l’image paradisiaque qu’on se faisait de cette plage. D’après le monsieur, les opérations de nettoyage commenceront dans les jours qui viennent. Nous rentrons, dégoûtés par cette balade sinistre.

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La plage de Nusa Dua


Pour redorer l’image de Denpasar, les gérants de la guesthouse (indonésien et australien) nous proposent d’aller en scooter passer l’après-midi sur une jolie plage de l’autre coté de la ville. Nous partons ensemble et roulons une quarantaine de minutes à travers le trafic chaotique de la ville pour arriver sur la pointe sud de l'île à Nusa Dua. Seulement à quelques kilomètres de l’arrivée, nous sommes arrêtés à un barrage de police. Et manque de bol c’est le seul jour où nous roulons sans le permis international de Seb...Nous roulions pourtant à la bonne vitesse et avec nos casques. Vu que nous ne pouvons pas présenter le permis ils nous demandent d’abord de payer une “amende” de un million de Roupies Indonésiennes (soit à peu près 60 €, ce qui est énorme). Bon après on sait bien que même si on avait le permis sur nous ils auraient trouvé une autre raison de nous faire payer. En Indonésie à partir du moment où on se fait arrêter (à tort ou a raison) il faut sortir les billets. Le credo c’est “tu payes ou on va devant un tribunal” et mieux vaut éviter les embrouilles avec la police d’ici...Heureusement le gérant indonésien de la guesthouse nous rejoint pour négocier. On s’en tirera finalement avec une “amende” de 200 000 Roupies Indonésiennes (soit 12-13 €). Un détail nous a amusé c’est que en tendant les billets, ils refusent qu’on les leur donne en main propre, il faut les poser sur la table et eux les ramassent ensuite. Une manière à eux de signifier qu’ils ne prennent pas ça comme un pot-de-vin. Voilà, il fallait bien que ça nous arrive un jour.

Après ce désagrément, nous continuons jusqu’à la plage de Nusa Dua. Cette fois pas de déchets sur le sable, ouf. Nous passons l’après midi au soleil et dans l’eau chaude de la baie. En rentrant, nos hôtes nous proposent de dîner ensemble. Nous faisons une halte au marché pour acheter de quoi réaliser un bon curry et aussi quelques bières. Nous préparons le dîner tous les quatre et passons un bon moment pour cette dernière soirée en leur compagnie, autour de ce curry très bon et très épicé!

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Nous partons vers notre prochaine étape en bus vers l’embarcadère de Padang Bai à une heure de route. De là nous prenons un bateau qui nous emmène sur une petit île à l’Est de Bali, direction Gili Trawangan. Pendant notre trajet en bateau nous apercevons le fameux Mont Agung dont tout le monde entent parler aux informations en ce moment. Depuis quelques jours il présente des signes d’activité élevés (secousses permanentes et fumées grises qui s’en échappent régulièrement), l’alerte maximale a donc été mise en place. Une zone de 10 kilomètres de rayon autour du volcan a été évacuée et fermée au public. De nombreux vols sont annulés à cause des nuages de cendres qui constituent un danger pour les avions. C’est à cause de ça que nous n’avons pas été dans la partie nord de l’île de Bali. Nous croisons les doigts pour que nous ne soyons pas bloqués en Indonésie pour notre départ prévu dans quelques jours...

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Nous arrivons sur Gili Trawangan, une des trois petites îles Gili à l’Est de Bali (avec Gili Meno et Gili Air). L’eau est bleu turquoise et le sable blanc, un vrai décor de carte postale. Ici il n’y a pas de voiture, pour se déplacer c’est en charrette ou à vélo. Cela dit l’île est relativement petite, elle mesure d’un bout à l’autre à peu près 2,5 kilomètres, donc on peut tout faire à pied sans problème. Depuis le bateau nous apercevons le volcan Agung qui gronde...

Nous rejoignons une toute petite guesthouse au centre de l’île, posons les affaires et retournons sur l’axe principal (la rue qui longe la côte Est de l’île) pour trouver un centre de plongée. Les îles Gili sont assez réputées pour avoir de beaux fonds marins et une riche faune aquatique, notamment beaucoup de tortues car il y a plusieurs centres de protection sur les îles. Sur la rue principale il y a énormément de centres de plongée qui proposent des sorties autour des trois îles. Après avoir comparé les prix entre plusieurs centres (les tarifs sont sensiblement pareils partout), nous choisissons un des centres les mieux réputés de lîle, le Manta Dive. Nous réservons deux plongés récréatives pour demain. On a hâte, après les plongées en Thaïlande on avait vraiment envie d’en refaire.

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Plongée du matin à Shark Point


Après une nuit passée au son des mosquées (même sur une si petite île il y en a plusieurs) nous partons de bonne heure pour notre première plongée. Nous rejoignons le centre pour rencontrer notre guide de plongée et récupérer l’équipement. Après un petit briefing nous partons avec une dizaine d’autres personnes sur un petit bateau en bois. On sent que c’est un peu l’usine ce centre de plongée, 95% des clients viennent seulement faire une plongée de baptême. Au bout de quelques minutes de navigation nous arrivons au site de plongée “Shark Point”. Nous sommes contents de n’être que tout les deux avec notre instructeur. Nous entrons dans l’eau à la température idéale. Pendant une cinquantaine de minutes nous sillonnons les eaux claires. Nous avons la chance d’apercevoir un beau requin à pointe blanche, plusieurs tortues, des raies et beaucoup d’autres poissons.

C’est un vrai régal pour les yeux et nous sommes ravis de retrouver cette superbe sensation que nous offre la plongée. La seule chose qui nous chagrine c’est que notre instructeur indonésien n’arrête pas de déranger les poissons et tortues. Pourtant la règle numéro 1 de la plongée c’est justement de ne pas déranger la faune, la plongée c’est fait pour admirer. À part ça on s’est vraiment régalés.

De retour sur terre nous avons quelques heures avant la seconde plongée. Nous en profitons pour changer de logement car la guesthouse ne nous convient pas vraiment. Nous choisissons un petit hôtel au Nord de l’île que nous rejoignons en quelques minutes à pieds et là, c’est le coup de cœur. Nous découvrons ce petit bijou caché au fond d’une rue en terre. Tout est agencé avec beaucoup de goût, le petit restaurant à l’entrée, la magnifique piscine qui s’étire sous les frangipaniers, la chambre avec sa salle de bain en extérieur. On sait tout de suite que nous allons prolonger notre séjour ici de quelques nuits!

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Plongée de l’après-midi à Boutny Wreck 


Nous retournons au centre pour la deuxième plongée de la journée. Direction le site de Bounty Wreck où l’on peut découvrir une belle épave coulée en 1999. Toujours sous un beau ciel bleu nous plongeons avec notre instructeur. Nous croisons encore de belles tortues, quelques raies et toujours beaucoup de poissons. Après avoir fait le tour de l’épave nous terminons la plongée en nous laissant dériver tranquillement sous l’eau pour rejoindre le bateau.

Nous rentrons à notre bel hôtel ravis de cette journée sous l’eau (malgré l’instructeur qui à dérangé tout ce qui bougeait sous l’eau), riche en émotions.

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Petit coin de paradis


Nous sommes tellement bien dans notre petit hôtel que nous décidons de rester deux nuits de plus pour profiter du lieu. C’est de loin le meilleur hôtel que nous aurons trouvé pendant tout le voyage. Pendant les deux jours suivants nous profitons tranquillement de l’île. On aurait presque envie de rester toute la journée à l’hôtel car tout y est parfait, même le restaurant! Mais pas question de faire l’impasse sur l’île. Le premier jour nous profitons des vélos prêtés par l’hôtel pour faire le tour de l’île. Nous tentons une baignade du coté Ouest mais l’eau est plus agitée et du coup c’est plus compliqué d’éviter les coraux. Par contre ce coté de l’île offre des superbes couchers de soleil. Le premier soir nous apercevons même le Mont Agung entre les nuages. On voudrait rester ici des mois!

Le jour suivant nous allons faire du snorkeling à la pointe Nord-Est de l’île, au Turtle Shore. Nous louons masques, tubas et palmes à une des nombreuses petites cabanes sur la plage et rentrons dans l’eau très chaude de la mer , on dirait qu’on rentre dans un bain turquoise. Ce coin ne s’appelle pas Turtle Shore pour rien, à quelques mètres du bord à peine on aperçoit déjà une tortue, puis deux, puis trois. On se régale à les voir faire des allers-retours entre le fond et la surface pour respirer. Elles sont magnifiques. On voit aussi plein de superbes poissons. Malheureusement la batterie de la GoPro nous lâche trop tôt pour qu’on puisse vous montrer toutes ces jolies espèces...On voudrait rester des heures mais en en faisant sur snorkeling, on ne sent pas le soleil qui cogne donc il ne faut pas s’éterniser. Nous sortons d’ailleurs tous les deux un peu rouge mais ça valait vraiment le coup (de soleil!).

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Nous avons vraiment adoré ces 5 jours sur la jolie petite île de Gili T. En plus du cadre idyllique, il y a plein de choses à faire pour ceux qui aiment l’eau. Gros coup de cœur donc pour ce séjour au soleil. Inutile de vous dire qu’on s’en va en traînant des pieds...Nous repartons en bateau pour l’île suivante : Nusa Lembongan.

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Le bateau nous amène sur cette île au Sud-Est de Bali. Lembongan n’est pas très grande, d’un bout à l’autre elle s’étend sur cinq kilomètres. Nous venons ici pour faire de la plongée. Au nord de l’île il y a le même centre de plongée que celui avec lequel nous avons passé nos niveaux en Thaïlande, le club français French Kiss. Après avoir déposé les affaires à l’hôtel nous allons directement nous inscrire à quelques plongées pour les jours à venir.

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Plongées à Crystal Bay et Manta Point


Le matin suivant nous avons rendez-vous au centre de plongée pour la sortie du matin. Nous découvrons que notre instructeur Fabien à suivi sa formation avec le même Dive Master que nous en Thaïlande. Comme le monde est petit! Nous partons avec une dizaine d’autres personnes pour rejoindre le site de plongée de Crystal Bay. Nous sommes quatre à plonger avec Fabien. Nous faisons ainsi la connaissance de Prescillia et Thomas, un couple originaire d’Antibes.

La plupart des plongées autour de Lembongan ont la particularité d’être dérivantes, c’est à dire qu’il faut se laisser porter par les courants plus ou moins rapides pour explorer les sites. Plus c’est rapide et plus c’est technique, il faut faire attention de ne pas se laisser emporter par un courant trop violent ou qui attire vers le fond. Cette première plongée à Crystal Bay nous permet de nous familiariser avec les déplacements dans les courants. Pour Seb c’est évident tout de suite mais moi il me faudra un peu plus de temps pour m’y faire. Nous observons plein de belles espèces sous l’eau. Ça change des plongées sans courant car le paysage marin défile devant nous, les mouvements et les sensations sont différents.

À la fin de cette première plongée nous rentrons au centre pour déjeuner avant de repartir en début d’après midi. Direction Manta Point, le site de plongée emblématique de Lembongan où l’on peut observer les grandes raies mantas. Il parait que c’est un spectacle magnifique à voir. Nous partons tout excités, avec le même groupe que ce matin, malgré la pluie et la mer agitée. Au bout d’une heure de navigation nous arrivons sur le site. Ici ce n’est pas une plongée dérivante mais il y a quand même un petit mouvement de ressac au fond. Nous entrons sous l’eau et au bout de quelques minutes nous voyons apparaître ces géants marins s’approcher. Plusieurs raies viennent tourner autour de nous. Leurs déplacements sont lents et pleins de grâce, elles déploient leurs nageoires de haut en bas, comme des battements d’ailes. C’est magnifique, on pourrait rester des heures à les regarder se déplacer dans l’eau. Nous voyons d’autres beaux poissons mais ici les reines ce sont les mantas. Au bout d’une cinquantaine de minutes nous retournons à la surface, ravis d’avoir pu assister à ce ballet unique.

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Plongées à Toyapakeh, SD et Mangrove


Après une bonne nuit, nous retournons au centre pour notre deuxième journée de plongée. Au programme trois sites au Nord-Est de l’île, tous en plongées dérivantes. Pour ces sites les courants sont un peu plus rapides que celui d’hier matin. Les deux premières plongées sont un peu plus courtes que d’habitude, ça passe à tout allure, on a l’impression de regarder un film sous l’eau, un plutôt une pièce de théâtre avec les décors de fond qui défilent. Il y a énormément de belles espèces, des tortues, des serpents etc. On prend petit à petit le coup de main pour bien se déplacer dans les courants. Le plus compliqué c’est de rester près de son binôme.

La troisième et dernière plongée sur le site Mangrove est un peu plus longue, toujours en dérivante. À part celle de Manta Point j’ai trouvé que c’était la plus sympa. C’est celle où nous avons eu la meilleure visibilité et le courant étant moins fort nous avions plus le temps d’apprécier le paysage sous l’eau.

Nous aurions bien voulu faire d’autres plongées mais le temps annoncé ne s’y prête pas tellement. Nous passons nos derniers jours sur l’île en compagnie de Prescillia et Thomas avec qui nous passons de chouettes moments. Un matin, Thomas et Seb profitent du temps clair pour aller faire une petite session de surf.

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Il est temps de rentrer à Bali pour notre vol dans deux jours, si tant est qu’il ne soit pas annulé à cause du volcan. On croise les doigts...Nous retournons à Denpasar en bateau.

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Publié le 24 mars 2019

Retour à Denpasar après deux belles étapes à Gili et Lembongan. Choisissons un hôtel dans le quartier de Sanur, à l’Est de la ville. Nous passons deux nuits sur place avant notre départ.

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La plage de Serangan


Nous ne sommes pas loin de Thomas et Prescillia qui se sont également installés à Sanur. Nous en profitons pour passer encore quelques moments ensemble. Nous passons l’avant dernière journée à Bali ensemble à la plage de Serangan, sur une petite presqu’île un peu plus au Sud. Les garçons louent des planches pour aller surfer pendant que Prescillia et moi faisons tranquillement bronzette. Le soir nous dînons ensemble une dernière fois et prévoyons de nous revoir à notre prochain passage sur Antibes.

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Le samedi 23 décembre, après avoir attendu la journée à l’hôtel, nous allons à l’aéroport. Nous sommes soulagés de voir que notre vol est maintenu. Le soir nous décollons pour notre vol de nuit jusqu’à la prochaine grande étape de notre voyage : l’Australie. Nous sommes d’autant plus impatients car Tati doit nous y retrouver pour les fêtes! Nous quittons l’Indonésie ravis d’avoir eu un (tout petit) aperçu de ce grand pays, plein de surprises d’une île à l’autre.